Selon les statistiques, il est prévu 700.000 transmissions d’entreprises dans les dix années à venir (effet du « papy boom »)
Une période idéale de cinq années est nécessaire pour préparer la transmission tant sur le plan patrimonial que fiscal.
Or seul un dirigeant sur deux anticipe et planifie cette opération.
Donation des titres avant cession : un moyen de purger les plus-values
Effectuer une donation d’une partie des parts avant cession permet d’une part de transmettre en évitant une double imposition (plus-value+ droits de donation) et d’autre part de purger les plus-values sur les titres transmis.
Zoom sur le pacte Dutreil…
Le pacte Dutreil permet un abattement fiscal des titres de la société transmis aux héritiers à hauteur de 75%.
Le donateur doit souscrire un engagement collectif de conservation de ses actions pendant 2 ans, avec d’autres actionnaires, qui doivent représenter au moins 34% du capital de la société (20% pour une société cotée en bourse).
Le pacte comporte aussi un engagement individuel, dans ce cas de quatre ans, de chacun des membres
De plus, les conditions de ce pacte ont été fortement assouplies par la loi des finances de 2008
Par ailleurs, le pacte ISF présente le même intérêt (exonération de la base taxable à hauteur de 75%) pour les personnes pour lesquelles l’entreprise n’est pas un outil de travail
L’engagement peut prendre la forme d’un acte sous seing privé ou d’un acte authentique. Dans les deux cas, l’engagement de conservation doit être obligatoirement enregistré auprès de l’administration.
Exemple chiffré : Transmission d’une entreprise d’une valeur de 6.000.000€, par un chef d’entreprise qui a deux enfants
Succession |
Impôts de Succession |
Niveau d’imposition |
Sans Pacte DUTREIL |
Environ : 1.900.000€ |
31,6% |
Avec Pacte DUTREIL |
Environ 245.000€ |
4,8% |
Economies |
1.655.000€ |
26,8% |
L’impôt sur la plus-value exigible lors de la cession de l’entreprise peut rendre l’opération très coûteuse.
Vendre son entreprise : Les régimes de faveur…
Il existe un certain nombre de régimes de faveur qui permettent une exonération des plus-values :
- Cession de petites entreprises relevant de l’IR : exonération totale lorsque les recettes sont inférieures à 90.000€ et partielles lorsqu’elles sont inférieures à 250.000€ (ou 126.000e selon la nature de l’activité
- Exonération totale de plus-values lorsque le prix de cession du fonds de commerce est inférieur à 500.000€ (société à l’IS et à l’IR)
- Le départ à la retraite du dirigeant : les conditions d’application sont très strictes, et sont différentes selon que la société est assujettie à l’IR ou à l’IS. L’exonération ne porte pas sur les contributions sociales (12,1%)
- Exonération des plus-values de cession de parts ou d’actions (de sociétés IS) réalisées par les particuliers : exonération dégressive d’un/tiers par année de détention au-delà de la cinquième année (exonération après 8 ans)
Les sommes versées par l’entreprise sur un Perco échappent à l’impôt sur le revenu et aux charges sociales. En revanche, elles sont soumises à la cotisation sociale généralisée au taux de 8 % sur 97 % de leur montant.
La fraction de l’abondement supérieure à 2 300 euros est aussi soumise à une taxe spéciale de 8,2 %.
Les cas de déblocages anticipés
Si l’épargne reste bloquée jusqu’à l’âge de la retraite, le législateur a néanmoins prévu 5 cas de déblocage anticipé :
• Acquisition de la résidence principale ou remise en état suite à une catastrophe naturelle.
• Décès de l'épargnant, du conjoint ou de la personne qui lui est liée par un PACS.
• Invalidité de l'épargnant, du conjoint ou de la personne qui lui est liée par un PACS, de son enfant (en ce cas le déblocage ne peut intervenir qu’une seule fois).
• Surendettement de l'épargnant.
• Expiration des droits à l'assurance chômage de l'épargnant.